Lundi 8/12 :
10h00 :
levé avec un joli arc-en-ciel. Toujours 30 nœuds de vent et une mer
agitée.
11h00 : je
suis de quart dehors. J´observe la mer quand j´aperçois une vague plus grosse
que les autres. Je me cramponne en l´observant mais finalement elle passe sans
problème. Par contre, derrière il y en a une encore plus grosse et elle déferle
sur le tableau arrière et rempli le cockpit d´eau. La porte étant ouverte (le
loquet a cassé dès le 1er jour et a été maintes fois réparé à coup
de vis, de rivets et finalement de colsons mais ça ne tient jamais longtemps et
en plus il fait beau donc…), l´eau rentre et dans le bateau. On doit éponger,
mettre les pompes en route, vider les coffres au sol… L´eau n´a pas coulé dans
ma cabine. Heureusement car je venais de remettre les matelas qui avait été
trempés lorsque le hublot a cédé.
La VAGUE plus
forte que les autres! C´est elle qui a cassé mon hublot, qui fait partir le
bateau au lof, qui inonde. La vague plus grosse que les autres qui déferle, on
ne sait pas pourquoi! On peut naviguer des heures sans soucis et puis elle
arrive, imprévisible!
On a encore plus
de 30 nœuds. Vivement que le vent baisse et que la mer se calme.
Après-midi :
je fais du pain. On en mange à la sortie du four avec du beurre salé. Il est
réussi.
20h00 :
François se rend compte que le radeau de survie situé sous la nacelle est en
train de se détacher. Il récupère les sangles et on le remonte à bord (45 kg
quand même!). Coup de stress car il ne faut pas le lâcher. On le fixe dans le
cockpit. Il avait pourtant été installé avec un technicien. Je trouvais
l´emplacement pourri car pas accessible. A priori, il prenait les vagues en
plus!
22h00 :
levé de lune magnifique à travers les nuages. On suit son ascension petit à
petit.
22h50 :
prise de quart. RAS : le vent tombe à 22 nœuds puis remonte à 30. Le yoyo
habituel, quoi! On discute avec Florent dans le carré : la route, la
météo, les réserves de nourriture.
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