Nuit : je
somnole sur les banquettes du carré, ma nouvelle cabine. Dur de trouver le
sommeil donc j´écoute beaucoup de musique. L´alarme de la pompe de cale se
déclenche sur certain saut de vague (il reste un peu d´eau dans le puisard).
Mes équipiers
somnolent pendant leur quart. Pas top tout ça!
4h00 :
quart de nuit
Je mange 2
gaufres au Nutella. J´aurai peut-être pas du. Je vais vérifier le hublot de temps
en temps. Il y a un peu d´eau qui rentre. L´état du bateau est
lamentable : le sol est poisseux, lé évier est plein de vaisselle, il y a
des cirés partout…
Je ne sors pas,
j´utilise le retour du GPS traceur sur une tablette. C´est un signe car au début
je préférais passer mes quarts dehors.
14h00 :
quart de jour – le vent est tombé à 25 nds et la mer est moins agitée. Il fait
20 degrés dehors.
19h00 :
approche de Madère de nuit. Je fais la navigation : surveiller les phares,
reporter les points GPS. On voit très bien les lumières de l´ile.
1h00 : on
accoste à la marine de Quinta do Lorde. Je suis crevé. Les gars commencent la
réparation du hublot. Martin fait un échange standard avec celui de sa cabine
qui est beaucoup moins exposé. On nettoie et essore les coussins avec Florent.
Bilan, il est 3h
quand on se couche!
La marina de
Quinta de Lorde, c´est assez particulier. En fait, c´est un resort privé (avec
poste de garde à l´entrée). C´est à la fois jolie, très propre et complètement
artificiel. Il n´y a pas grand monde d´ailleurs!
8h00 :
quart de jour – Ca fait du bien de voir ce qui se passe. En même temps le vent
est toujours aussi fort (30 à 40 nds) et la mer est mauvaise. Départ au surf à
16 nds. Pas très raisonnable!
10h00 : Je
vais me coucher dans ma cabine.
11h30 : je
suis réveillé par les mouvements brusques du bateau. On a changé d´allure.
Renseignement pris auprès de Martin qui est de quart, le skipper a demandé à ce
qu´on passe vent de travers, cap sur Madère.
Un peu dégouté
pour mon sommeil, je constate surtout que le bateau est en roue libre dans 35
nds et 4-5 mètres de houle. Il part dans des surfs à plus de 13 nds et le
pilote galère lorsque les vagues nous poussent au cul.
Il finit d'ailleurs par décrocher. Je fonce mettre le pilote auto sur stand-by et abattre
avec la barre à roue. Le skipper me rejoint et j'en profite pour lui demander
pourquoi ce cap et pas l´allure grand-largue (plus vent arrière) qu´on avait le
matin et qui est beaucoup plus confortable. Il esquive un peu ironiquement en
me disant qu´il ne veut pas aller au Maghreb.
Je lui fais
encore remarquer que les cabines avant sont impraticables, que la houle nous
cueille de travers et que Sud = Alizés. Mais lui veut passer au Nord de Madère.
Je suis bien
énervé et pas très souriant ensuite. Denise est malade et ne peut pas assurer
son quart.
16h00 : le
bateau file toujours très vite en se prenant des vagues de côté. C´est
invivable et il y a juste à rester assis et à attendre. J'essaye d´aller dormir
dans ma cabine mais c´est mission impossible. Je remonte donc dans le carré
avec mon duvet et mon oreiller. Je somnole et je suis réveillé en sursaut par
une vague énorme qui éclate sur le roof (toit) du bateau. C´est une énorme
claque!
L´alarme de la
pompe de cale se met à sonner. C´est déjà arrivé donc on ne s´inquiète pas mais
le skipper se doute de quelque chose. En allant voir dans ma cabine, le hublot
ouvrant a explosé! Tout est trempé. Je file sur le pont pour aider Martin à
mettre le bateau vent arrière et à rouler le génois. Pendant ce temps-là,
Florent et le skipper cherchent le hublot qui a traversé toute la cabine pour
finir sur une étagère. On le scotche et on improvise un renfort avec une plaque
de bois qui presse une couverture tout contre.
Réparation provisoire
Bilan :
Une bonne partie de mes
affaires est trempée dont mon ordinateur. La cabine n´est plus utilisable. Les
coussins sont trempés aussi.
On va faire escale à Madère
pour réparer. En espérant que le hublot tienne jusque-là.
Je suis écœuré car ça fait des
heures que la houle cognait contre le hublot et que je l´avais dit au skipper.
Un peu obsédé par la route directe et vite, il a poussé le bateau. Et c´est moi
qui paye les pots cassés!
8h00 : départ de la marina de Cascais,
ciel bleu, il fait froid. Toujours une grosse houle qui explose sur la jetée.
Cap sur Madère en vent arrière et les voiles en ciseaux. Vitesse = 7 nœuds.
12h00 : 1er quart – le vent
monte doucement jusqu’à 23 nœuds. Grand-voile haute+génois. On hésite à prendre
un ris. Le bateau file à 9 nœuds avec des pointes à 13 nœuds (record du bateau
pour l´instant mais il ne tiendra pas longtemps).
14h00 : Fin de mon quart. Repas :
salade de pâte.
14h30 : on prend 2 ris dans la GV et
on roule un peu de génois car le vent est encore monté. La mer est grosse et on
file au milieu des cargos. Quatrième fois qu´on traverse le rail de passage des
cargos au large de Lisbonne. La dernière, j´espère!
18h00 : la nuit tombe et le ciel est
menaçant et la mer est grosse. La nuit s´annonce très longue encore une fois et
je crois bien que personne n´a envie d´une nuit agitée en plus! Vent = 25/27
nœuds.
20h00 : N 37°41´ - W 10°33´ - Le vent
oscille entre 27 et 30 nœuds avec le bateau qui cavale entre 8 et 13 nds. en
faisant quelques embardées! C´est stressant et très dur de se reposer.
22h00 : début de mon quart de nuit. Le
vent semble vouloir se calmer un peu par contre la houle cogne dure. Pointe à
14,5 nds!
On s´habitue peu à peu aux conditions mais
il faut absolument s´occuper l´esprit et ne pas stresser en boucle sur le vent,
les vagues ou encore le bruit du bateau.
Pendant mes quarts, je surveille beaucoup
le vent.
Prier pour qu´il ne monte pas trop!
Espérer qu´il baisse mais sans disparaitre!
Espérer qu´il ne change pas de direction et
qu´il ne lève pas trop la mer!
Eh oui, on est arrivé le jeudi 18 décembre après 16 jours de mer depuis Madère. Je suis resté sur le bateau jusqu'au lundi 22. Là, j'ai une case qui donne sur la plage de Grand-case justement. C'est le paradis! C'est un copain du skipper qui tient ça. Comme il a eu un désistement de dernière minute, il m'a fait un bon prix. J'y suis jusqu'à samedi. Après, on verra.
Sinon le week-end dernier, on était à Saint-Barth. L'île est jolie avec des réserves naturelles mais c'est vraiment la débauche de luxe. Des dizaines de mégayachts, des magasins de luxe, des restos très chics, etc. Bref, sympa à voir pour un week-end mais pas beaucoup plus je pense!
Le mouillage ou on à passer la nuit. Je vous mettrai d'autres photos mais les connections internet sont un peu galère dans les îles. Ca mets des plombes à télécharger. J'ai aussi fait le récit de la transat jour par jour (17 pages sous Word) avec pleins de photos mais ça va être très long à publier donc faudra être patient. Sur ce joyeux noël! Fabien.
La bouffe, quoi! Jusqu'ici on a très bien mangé mais il faut penser à la traversée. Alors je vais pas vous faire la liste de ce qu'on a acheté car c'est impressionnant! J'ai d'ailleurs l'impression de passer ma vie dans les supermarchés. Heureusement que j'en verrai pas un pendant 20 jours après. Déjà aux Sables d'Olonne, on a rempli 3 caddies. Puis 2 jours après, on est retourné dans un autre supermarché (1 caddy encore!). Il faut bien comprendre que faire les courses pour 5 personnes pour 20 à 30 jours de mer et sans arrêt épicerie possible, c'est particulier! A Cascais, on a encore rempli 2 caddies. Pour les fruits et légumes, c'est assez simple: on prend de tout, genre 2 kilos et on cuisine en fonction de ce qui mûrit le plus vite. On a aussi pas mal de conserves. Pour la viande, c'est un peu pareil. On achète de tout et autant que les congélateurs peuvent supporter. On achète aussi du jambon et des saucisses sous vide, bien industrielles et qui se conservent 1 mois tellement il y a de sel. Après pour chaque aliment, c'est la même question: "qui en mange?" "Combien on en prend?" Pour les aliments qui se conservent et qui sont pas trop cher, la réponse est: "Prends en plein, ça se garde!" Il faut prendre en compte qu'on ne mange pas pareil en mer aussi. On fait des repas moins copieux, par contre on est content de grignoter un truc pendant les quarts de nuit. Donc combien de Snickers, de chips, de pépitos... on va manger? Il y a aussi les différences d'alimentation culturelles entre les 3 Québécois et les 2 Français. Ils ont apportés 2 kilos de sirop d'érable. Florent a apporté du Maroilles. Les bonnes nouvelles: - on a plein de petites pâtisseries portugaises, - les Québécois ont cuisiné et mis en pot environ 5 l. de bolognaise et de sauce Chili, - on a de quoi faire du pain, - on a un jambon (les Québécois n'avaient jamais entendu parler de jambon cru/fumé - 5 euros/kg en promo, j'espère qu'il est mangeable!), - on a tout un assortiment d'épices, piments, sauces, graines... - on a de quoi pêcher, du citron vert pour le poisson cru et de l'alcool de riz/sauce soja pour les sushis. Pour conserver les fruits et légumes, l'idéal c'est un filet. Une petite photo de notre installation.
On est de retour à Cascais pour cause de grosse dépression que l'on ne pouvait pas éviter. Nouveau départ dans 48 h. si tout va bien. Vu comment ça souffle dehors, je suis bien content d'être au port!
Voici le récit de ces derniers jours en mer:
Le mardi
25/11 :
11h00 : Départ de Cascais. Vent NW 15 nds – Cap au Sud,
allure grand largue – Pointe à 7 nds – Ciel couvert.
Il fait froid ! On remet les polaires, cirés et autres
bonnets. C’est incroyable la différence de température dès qu’on sort d’un
port. Toujours prendre des vêtements chauds et les mettre !
Il faut se réhabituer aux quarts et aux grincements du
bateau. Je pense qu’il faut 24h.
16h00 : 1er quart – le soleil apparaît – le
bateau fait des pointes à 9 nds – Tout va bien même si on traverse un rail de
cargo.
17H30 : 1er croisement chaud avec un cargo
qui file à 17 nds. Je demande l’avis du capitaine. On hésite à empanner, il
abat un peu et ça passe ! Ces 15/20 minutes avant le croisement sont
toujours très tendues !
19h00 : je prépare une quiche Lorraine. Mauvais
choix ! Avec les mouvements du bateau, ça coule dans le four. Je suis bon
pour le nettoyer et la quiche ne ressemble à rien mais on la finit quand même.
1h00 : quart de nuit
Je récupère le bateau avec le génois à contre. D’après
Florent, ça fait 4h. que le bateau fait du 0,5/1 nds. Je choque, règle, le vent
fait un 180° puis se stabilise. Au près dans 6/7 nds, on avance à 3 ou 4 nds
pendant une heure puis calme plat.
Le skipper arrive, on roule le génois (5 min à wincher,
quelle galère !). On démarre un des moteurs à 2000 tr/min.
Mercredi 26/11 :
9h00 : petit-déjeuner à base de gruau+sirop d’érable.
La trace GPS montre qu’on a zigzagué toute la nuit. Personne
n’a suivi le cap prévu !?!?
Entre le surplace et le mauvais réglage des voiles, on n’a
pas beaucoup avancé et surtout on n’est pas descendu au Sud, ce qui était le
plan initial pour éviter la dépression.
11h00 : début de mon quart. Un grain arrive (jusqu’à 34
nds), on est trop toilé. C’est parti pour 2 heures de manœuvres bien
pénible ! Rouler/dérouler le génois, prendre 2 ris dans 34 nds, mettre les
moteurs. Je suis trempé !
Un grain pour ceux qui ne connaissent pas, ça ressemble à ça:
Source: http://yvesvignerte.wordpress.com/
18h00 : demi-tour vers Cascais, au portant.
La météo confirme qu’une belle dépression arrive (45 nds –
5/6 m. de houle) et que nous ne pourrons pas l’éviter. Ils sont encore loin les
Alizées, putain !
21h00 : quart de nuit – on navigue tranquillement quand
j’aperçois des éclairs et des nuages noirs. Encore un grain ! Le vent
monte à 39 nds et le bateau fait une pointe 11,5 nds. Ca se passe tellement
vite qu’on ne peut pas faire grand-chose. Le skipper se réveille et on
surveille le vent, qui diminue doucement. Une heure après, c’est la
pétole ! Je roule le bout de génois et démarre les moteurs.
Nuit : début de nuit agréable au portant puis ça tape
un peu et ça devient difficile de dormir. Ca me rends dingue après la journée pourrie qu’on
vient de passer !
Jeudi 27/11 :
7h00 : début de mon quart – lever du jour et jour – le
vent s’est calmé, on marche doucement aux moteurs. Petit-déjeuner: pain d'épice + beurre demi-sel.
15h00; on est de retour à la marina de Cascais. Une heure plus tard le vent commence à se déchainer!
Demain, départ pour la transat. Normalement sans escale jusqu'à Saint-Martin. Il faut compter 20 jours environ. Les premiers jours ne seront pas forcément très drôle car on va se rependre une dépression qui se dirige vers le Maroc. Même si je commence à être habituer ça ne fait pas forcément plaisir. Ensuite on devrait attraper les Alizés (vent qui souffle d'est en ouest) qui vont nous portés jusqu'à Saint-Martin. Là, ça sera beaucoup plus sympa! On a prévu des tonnes de nourriture, des jeux, des livres, de quoi pêcher (on a de quoi faire des sushis et du poisson cru, j'ai hâte d'essayer!). On a aussi un sextant pour essayer la navigation astronomique. Bien sûr, je ne donnerai pas de nouvelles pendant la transat mais je vais essayer d'écrire chaque jour pour vous raconter ça comme la traversée du Golfe de Gascogne.
Météo : vent de secteur ouest 20 nœuds (devant mollir à
10 nds), houle de secteur ouest 3 mètres.
Dès le bout de la jetée, on est cueillis par la houle. Avec
la marée basse, c’est à la limite du déferlement !
Cap à l’ouest pour éviter la fin de la dépression qui se
dirige vers le fond du Golfe de Gascogne. Route au moteur car on a le vent + la
houle dans le nez (ce catamaran ne doit pas remonter à plus de 60° au vent d'après le skipper). Au bout
de quelques heures, tout le monde est barbouillé et le capitaine est le 1er
malade. Les quarts de 2h s’organisent à la va-vite. Le bateau étant sous pilote
et au moteur, le but est de repérer les autres bateaux sur le GPS (dispositif
AIS) et de juger s'il y a route de collision ou non. Mon 1er quart
se passe dans une zone de pêche = bateaux qui changent de direction souvent et
vont dans tous les sens. Plutôt stressant !
Après mon quart, j’ai le droit de me reposer. Le petit
problème c’est que ma cabine est à l’avant. Donc avec la houle de face, c’est
comme dormir dans une machine à laver. Les vagues claquent contre la coque, le
bateau grince…
Vue depuis la trappe de secours dans ma cabine.
Bref en remontant pour mon 2ème quart (de nuit),
je suis pas super bien et je vais nourrir les poissons. Ca va mieux après et
j’essaye de gérer au mieux les grains et le vent qui ne fait que forcir (rafale
à 31 nds dans un grain et vent moyen entre 20 et 25 nds). On a même vu une
mini-tornade !
Y a un moment où je me demande quand même ce que je fais
là !
Le lundi
17/11 :
Réveil avec une mer calme et un vent en baisse – Soleil –
Journée agréable, on commence à s’habituer au bateau et à la mer. Nourriture à
base de banane et de Canada dry.
Le mardi
18/11 :
8h30 : levé et petit déj’ (1er repas depuis
48h)
10h00 : début de mon quart
11h30 : on croise
TARA qui fait route vers Lorient. C'est un voilier d'exploration scientifique qui revient de Méditerranée (oceans.taraexpeditions.org/)
12h00 : on aperçoit la terre au loin (Asturies ?)
12h30 : on aperçoit vite fait 2 dauphins.
12h45 : Coup de barre pour éviter une poutre qui flotte
devant l’étrave. Je savais qu'on pouvait rencontrer des OFNI en mer mais ça m'a quand même fait peur. Sachant que de nuit, on ne voit rien venir, il ne faut surtout pas y penser. Inch'allah!
13h30 : petit encas – le ciel s’assombri –
on approche de la Corogne.
De nuit : au large de la Corogne, bcp de cargos et de
pêcheurs. Il faut surveiller et modifier la trajectoire si besoin. Avec l’AIS,
on peut avoir les infos concernant chaque bateau (type, longueur,
destination…).
Vers 22h00 : le vent monte rapidement (jusqu’à 36
nds !) et la houle est de face. Bilan : impossible de dormir dans ma
cabine. Le bateau tape et grince comme jamais ! Je me refugie dans le
carré et je me demande vraiment ce que je fais là (2ème fois)!
2h00 : quart de nuit – le vent est tombé, la mer s’est
calmée. Le but du jeu est d’éviter les cargos qui sortent du DST (rail de
passage des cargos au large du Cap Finisterre).
Le mercredi
19/11 :
9h30 : réveil en douceur bercé par une houle longue.
Fini la machine à laver ! Douche + changement de vêtements (1er
fois depuis 3 jours).
Dans le carré, j’aperçois les côtés Galiciennes toutes
proches. Pleins de collines qui tombent dans la mer, c’est grandiose !
11h30 : passage du Cap Finisterre. Vent 5 nds.
Magnifique houle, très grosse mais très longue et qui nous berce.
13h00 : le vent monte vers 13 nds – on envoie les
voiles pour la 1ère fois – Allure grand largue – On avance à 5 nds.
17h00 : un banc de dauphin vient jouer à l’avant
pendant plusieurs minutes.
Fin d’après-midi : le vent tombe, on repasse au moteur.
19h00 : Premier vrai repas ensemble. Vite fait pour moi
car je suis de quart.
Le jeudi
20/11/2014 : au large du Portugal
10h45 : passage d’un orage avec grains.
Impressionnant ! (voir vidéo)
12h00 : nouveau coup de vent. La mer
« fume ». La girouette qui nous indique la force et la direction du
vent ne fonctionne plus. (video)
J’ai du mal à m’y
habituer car on se demande toujours combien de temps cela va durer et jusqu’où
le vent va monter ! En plus, on accumule le mauvais temps depuis le départ
donc avec la fatigue c’est un peu le coup de vent de trop !
Après-midi : houle courte, le bateau tape beaucoup. Les
vagues explosent sous la nacelle et font tout trembler. Le bruit à l’intérieur
du bateau est terrible ! Bonne nouvelle : la température est en
hausse (20°C dehors – 17°C dedans).
Le vendredi 21/11/2014 :
3h00 : croisement avec des bateaux de pêche au large de
Peniche. Il y a beaucoup de monde sur la zone et c’est la 1ere fois que nous
croisons des bateaux qui ne sont pas détectés par l’AIS. Stress maximum !
10h00 : je prends mon quart. La côte est proche et très
belle. Falaises et collines avec des petits villages accrochés sur les flancs !
Il fait beau, la fin est proche donc le stress retombe.
14h00 : on arrive à la marina de Cascais. On peut
ouvrir les bières !
Résumé de cette
première traversée :
Comme dit l’autre équipier, Florent c’est une traversée « on
n’a pas… »
Je suis bien arrivé aux Sables d'Olonne. Pas mal de boulot à faire sur le bateau avant le départ... Voici quelques photos de ma cabine. C'est le grand luxe surtout que j'ai pas à la partager!
Quand on part loin et longtemps il faut mieux être au point côté médical. C'est pas le côté le plus glamour mais ça peut servir! Donc une visite chez le dentiste et chez le dermato s'impose. Ensuite, il y a les vaccins. Alors là, ça se complique un peu! Pour se renseigner, il a les sites suivants: Conseils par pays - France Diplomatie Conseils par pays - Institut Pasteur
Le plus simple est quand même de prendre rendez-vous avec un médecin du service Santé-voyage du CHU. En fonction de votre voyage, de sa durée et des vos activités, il vous conseillera sur les vaccins à faire, les précautions, et il vous fera aussi une ordonnance pour les soucis "quotidiens": petit bobo, tourista... A propos de la tourista, l'IMODIUM n'est pas recommandé contrairement à ce qu'on peut lire sur beaucoup de sites ou de blogs! Pour les vaccins, j'ai donc fait: - la fièvre jaune (1 injection), - l'hépatite A (1 injection), - la rage (3 injections). J'étais déjà vacciné contre l'hépatite B. Concrètement, il faut donc 3 RDV, espacés sur 1 mois. Il faut donc s'y prendre un peu en avance (et penser qu'on peut avoir quelques effets secondaires dans les jours qui suivent). Suite à ça, vous aurez droit à un beau carnet de vaccination international!
Sinon le médecin m'a conseillé le site du CIMED (www.cimed.org) Il y a des fiches à télécharger pour chaque pays et qui contiennent notamment un liste de médecins parlant français. Concernant le paludisme, le médecin a décidé que je n'avais pas besoin de prendre de traitement. Gros ouf car ça à l'air bien galère!!! Toutes les personnes a qui j'en ai parlé m'ont mis en garde contre les effets secondaires! Je dois bien sûr me protéger avec de l'Insect écran - zone infestée.
C'est celui recommandé par le médecin. % élevé en DEET (parait que ça fait fondre le plastique!!!). Il faut aussi une moustiquaire, des vêtements couvrants... Il paraît que les moustiques porteurs du palu piquent plutôt de nuit et en campagne alors que pour la dengue (épidémie dans les Antilles en 2013), c'est de jour et en milieu urbain!
Voilà, c'est bientôt le grand départ! J'ai rendez-vous le 12 novembre aux Sables d'Olonne pour le convoyage d'un catamaran jusqu'à Saint-Martin (Antilles). Le catamaran est un lagoon 450 (Site Lagoon). De l'espace et du confort! J'ai trouvé un place comme équipier grâce au site www.bourse-aux-equipiers.com mais il y a en a plein d'autres! Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à s'inscrire sur plusieurs sites car il y a beaucoup de demandes et peu de places dispos. Ca m'a pris 3 mois pour trouver mon embarquement... Voici une petit liste non exhaustives des sites pour la co-navigation. En français: www.bourse-aux-equipiers.com (bien fourni) www.bourseauxequipiers.fr www.vogavecmoi.com (payant) En anglais: oceancrewlink.com (payant mais plutôt bien fait et bien fourni!) www.sailingnetworks.com www.yachtcrewdirect.com
Nous serons donc 5 à bord: la proprio, le skipper et 3 équipiers. Pour l'instant je suis en Bretagne. Il fait un temps magnifique comme vous pouvez le voir!
Après avoir fêter mon départ avec mes collègues samedi et fait un pot de départ au club de voile (CVSAE - Club de voile de Saint-Aubin lès Elbeuf) dimanche, cette semaine j'ai vidé et nettoyé mon appartement qui sera mis en location. Maintenant il reste à faire les sacs! Déjà, on commence par la planche de surf. Oui, j'ai décidé de prendre ma planche avec moi! C'est un peu galère pour voyager mais (surtaxe en avion, poids...) mais je me vois pas partir sans! Avant:
Alors les préparatifs, ça fait parti du voyage aussi! Et y a de quoi faire, croyez-moi! Déjà les classiques: - refaire son passeport, - faire un permis de conduire international. Il faut aussi souscrire une assurance pour la durée du voyage. Personnellement, j'ai choisi la formule Globe Partner de chez ACS (http://www.acs-ami.com/). Elle a l'avantage d'être une des moins chères mais il faut bien étudier toutes les conditions car le prix ne peut pas être le seul critère! Pour faire mon choix je me suis beaucoup aider de ce site: Comparatif assurance - www.voyageautourdumonde.fr On trouve beaucoup d'infos sur les blogs de voyage qui sont parfois très complets! Attention, certains blogs ont des liens sponsorisés (ça leur permet de vivre!) donc il est utile d'en consulter plusieurs avant de faire son choix! On passe donc à la rubrique Frais Bancaires. Il est préférable d'avoir 2 cartes bancaires pour partir. Ca évite les galères si on en perd une! En prenant une Mastercard et une Visa, on augmente aussi ses chances de trouver un DAB qui accepte votre carte. Pour limiter les frais, l'idée est de souscrire une CB auprès d'une banque en ligne. Les frais de gestion sont gratuits et les frais de retrait/paiement à l'étranger sont parmi les plus bas. Il faut savoir qu'il y a des grandes différences entre les banques et que sur un an ça peut faire mal! Personnellement, j'ai gardé mon compte dans ma banque actuelle car j'y ai un prêt logement. Mais certains conseillent de tout faire avec les banques en ligne. J'ai donc aussi ouvert une compte chez Boursorama. Je compte utiliser cette CB en priorité pour limiter les frais. Note: ouvrir un compte en ligne est très rapide par contre ça a mis du temps avant de recevoir ma CB! Un mois environ... Il faut savoir que pour payer sur internet il faut souvent avoir un numéro de portable pour recevoir des codes de confirmation par SMS. On peut bien sûr demander une carte de clés personnelles qui remplace le SMS. J'en ai demandé une mais j'avoue que je ne suis pas sur que cela marche sur tous les sites. J'ai donc décidé de garder un numéro français! Encore une fois, je me suis beaucoup aidé des comparatifs sur www.voyageautourdumonde.fr - Comparatif banques Cela nous amène donc au prochain sujet: le téléphone portable! J'ai hésité à acheter une téléphone de baroudeur (étanche, antichoc...) mais finalement je garde mon vieux smartphone qui fonctionne encore très bien! Il a fallu le faire débloquer et là ça a été le parcours du combattant avec Bouygues! Il n'arrivait pas à le débloquer. Ca a duré 3 mois et finalement je l'ai débloqué sur internet pour 5 euros! Du coup, j'ai souscrit un forfait à 2 euros/mois chez FREE. C'est pas la ruine et je n'ai pas eu de problèmes pour faire le changement (prévoir une semaine pour la "portabilité" comme ils disent!). Pour l’internationale, il faut ajouter 10 euros qui servent de réserve à débiter. Attention, il n'est pas vraiment question de téléphoner avec ce forfait car les tarifs sont ceux de l'international! C'est juste pour recevoir des SMS. Je pense aussi acheter des cartes pré-payées au fur et à mesure du voyage. Si je reste suffisamment longtemps dans un pays... A suivre...
Enfin, c'est le premier article de mon blog de voyage. Moi, je pars dans un mois.
Je me suis décidé en juillet 2013. Depuis j'ai passé beaucoup de temps à rêver de destinations lointaines et de pays exotiques en écoutant Allô la Planète, en feuilletant les guides de voyages et en parcourant les blogs de voyageurs!
Je vous recommande d'ailleurs l'émission Allô la Planète. C'est en les écoutant que ça m'a donné l'envie de partir et que j'ai appris les trucs et astuces du voyageur.
Aujourd'hui, j'ai plus trop le temps de rêver! Je suis plutôt la tête dans le guidon à fond dans la paperasse (banques, assurances, impôts...) et les RDV médicaux (vaccins, dentiste...).
Je vous raconterai les préparatifs dans le prochain article. Et ensuite, on parlera du voyage! Pour l'instant, je peux juste vous dire que je cherche une place sur un voilier pour une transat.