Je suis donc arrivé à San José le dimanche 29 mars, toujours dans la même auberge de jeunesse. Là-bas, j'ai rencontré une allemande, Marijke, qui souhaite aussi se rendre sur l'île d'Ometepe au Nicaragua le mardi.
On décide donc d'aller acheter nos billets ensemble le lendemain. Direction, l'agence Ticabus, une des plus connues. Plus de place jusqu'au samedi prochain! Eh oui, c'est la Semana Santa (Pâques) et ce sont les vacances les plus importantes ici, à priori.
On marche jusqu'à une station de bus où je me souvenais avoir vu une autre compagnie de bus, Nicabus. Il leur reste 2 places. On est sauvé!
Il faut ensuite aller dans une banque pour obtenir une "impuesto de salida terrestre", un bon de sortie de territoire, en gros!
Le mardi, levé à 4h00 pour prendre un taxi et se rendre à la station de bus. Le bus part à 6h30 mais il faut être là en avance. Ca va, il ressemble à celui sur la photo.
On part à l'heure, la clim à fond (on m'avait prévenu donc j'avais mon seul et unique sweat)! On roule plutôt sur des petites routes en direction de Peña Blanca, la ville costaricaine où on traverse la frontière. Les paysages sont vallonnés et très sec.
C'est un peu compliqué pour passer les frontières (vive l'Europe!). On doit remplir des fiches (en 2 exemplaires) puis donner nos passeports aux stewarts. On les récupère auprès des douaniers costaricains pour les redonner à nouveau et ainsi de suite...
Il faut aussi sortir tous les bagages du bus pour les douaniers nicaraguayens. Ils en "fouillent" 2 ou 3 et on peut tous remettre dans le bus.
Ensuite, on attend un peu: il y a des magasins duty-free, une banque et plein de petits vendeurs à la sauvette. Il fait chaud!
Dans le bus, on rencontre une américaine, Theresa, qui étudie au Costa Rica et qui vient passer le w-e sur Ometepe.
On roule une petite demi-heure sur une petite route qui longe le lac du Nicaragua. On aperçoit très bien l'île d'Ometepe avec ses 2 volcans. Il y a aussi un champ d'éolienne immense, peut-être une centaine. On va vite comprendre pourquoi!
Arrivé à Rivas, on descend pour rejoindre San Jorge d'où les ferrys partent. A peine descendus du bus, les chauffeurs de taxi (et de triporteurs à vélo) nous assaillent. Ca va, on a l'habitude! On négocie le prix mais en fait le "port" de San Jorge est vraiment tout près. On aurait pu payer beaucoup moins.
Le chauffeur a la flemme d'attacher ma planche de surf sur le toit, il la glisse par le toit ouvrant d'où elle dépasse à fond. Il ne comprend pas pourquoi je vais à Ometepe et pas sur la côte Pacifique. Ensuite, il mets la musique à fond et c'est parti!
Arrivé à l'embarcadère, on aperçoit la plage. Elle est bondée! Ici, quand ils vont à la plage, ils font pas semblants: la voiture, les barnums, le barbecue, les glacières, les sonos à fond, l'alcool qui coule à flot...
Il y a pas mal de ferrys qui vont et qui viennent. On décide de prendre celui de 17h00 pour San José del Sur. On attends sur le quai où il y a un vent à décorner les bœufs!
Quand il arrive, c'est la cohue générale. Tout le monde veut monter alors que les passagers ne sont pas descendus, les voitures klaxonnent à tout va pour se frayer un passage. On suit le mouvement et on se trouve des banquettes. On n'a pas bien compris où acheter les billets.
La traversée dure environ une heure. On a droit au coucher de soleil.
On arrive de nuit à San José del Sur. On trouve un petit hôtel tout proche car on est trop crevés pour aller plus loin. L'hôtel est plutôt sympa mais les chambres sont bien décrépies.
On est les seuls clients ce qui est toujours un peu étrange surtout quand on commande quelque chose à manger au restaurant. En fait, on n'attends pas trop et c'est bon!
Le lendemain matin, on va à l'arrêt de bus et on attends.
Au bout de quelques minutes, un pick-up avec une famille s'arrête et nous propose de nous emmenez. C'est parti! On fait la route à l'arrière avec Ezekiel et Carlos.
La famille est de Managua et vient passer Pâques sur l'île. On s'arrête, on se perd un peu puis ils nous déposent sur la route de Playa Santo Domingo. On fait du stop et on arrive à la plage qui est la plus belle de l'île (les autres sont un peu vaseuses).
On a chaud et on décide donc d'aller se baigner.
Un oiseau qui s'est incrusté au restaurant.
Finalement, on apprend que l'auberge de jeunesse où on voulait aller est complète donc on trouve une cabina sur la plage. C'est 40 dollars mais divisé par 3, ça reste correct! En plus, c'est la chambre la plus propre que j'ai eu depuis le début de mon voyage. On serait bien resté une nuit de plus mais c'était complet.